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Vendredi 18 juillet 2008

Le CAC 40 termine en hausse de + 1,74 % à 4 299,36 points et rejoint à quelques points près sa moyenne mobile à 20 jours sous laquelle il évolue depuis le 22 mai un peu en retard sur le Dow Jones qui vient de prendre appui sur la sienne, une première notable depuis le 20 mai dernier. En Europe, seules les places de Francfort (DAX 30) et Madrid (IBEX 35) arrivent à passer comme le Dow la tête hors de l'eau brisant potentiellement cette tendance baissière implacable et régulière de près de 2 mois.

La hausse est bel et bien présente et confirme le revirement opéré en milieu de semaine mais dans un climat où le sentiment reste partagé à l'image de la clôture du Dow Jones en hausse de + 0,44 % à 11 496,57 et de titres bancaires toujours pris dans leur appel d'air haussier mais confrontés à des sociétés d'autres secteurs dont les perspectives apparaissent plutôt décevantes.

En ce qui concerne les bancaires :

- la banque d'affaires Merrill Lynch a annoncé hier soir après la clôture une perte de près de 5 milliards $ soit - 4,97 $ par action contre - 1,91 $ attendu à comparer à un bénéfice de 4,5 $ environ à la même période l'an passé. Les dépréciations sont colossales et approchent les 10 Mds $. Un plan de cession d'actifs à hauteur de 8 Mds $ a été présenté pour renforcer son bilan. L'action termine à l'équilibre après une grande partie de la séance passée dans le rouge. Une clôture qui se réalise là aussi légèrement sous sa moyenne mobile à 20 jours pour un titre, comme nous l'avons présenté à plusieurs reprises, qui a été à de nombreuses reprise un indicateur précurseur de la tendance générale et qui reste donc ce soir le reflet de ce sentiment partagé évoqué plus haut.

- l'essentiel du tempo sur le compartiment des financières a bien sûr été assuré par Fannie Mae qui flambe à nouveau de + 22,60 % et qui retrouve sa position atteinte le 1er jour de son décrochage  sous les 15 $. Enfin, Citigroup qui a inscrit un montant de 7,2 milliards $ de dépréciations dans ses comptes du 2nd trimestre a publié une perte de 0,47 $ par action qui semble avoir rassuré les opérateurs, lesquels s'attendaient en moyenne à un chiffre de - 0,66 $/action. Après une période déprimée et totalement dévastée par les nouvelles négatives, cette information 'moins pire que prévue' permet au titre de reprendre + 7,68 %. Les 4 meilleures performances du jour pour le CAC 40 concernent ainsi les bancaires.

En ce qui concerne les autres secteurs d'activité de la cote :

- Google lâche près de - 10 % sous les 500 $, sa plus forte chute depuis son introduction en bourse il y a 4 ans, son BNPA (Bénéfice net par action) ressortant à 4,63 $ au dernier trimestre contre 4,74 attendu et 4,84 au trimestre précédent.

- Manpower dévisse de - 15,29 % en raison d'un résultat en baisse de - 33 % sur le dernier trimestre comparé au même trimestre de l'an dernier et conforme aux attentes. Les prévisions de bénéfice sont par contre en retrait pour le trimestre en cours à 1,40 $/action environ contre près de 1,60 $ précédemment.

Le répit sur les bancaires est ainsi éclipsé pour partie par les premiers résultats des entreprises qui sont attendus pour le S&P 500 (500 plus grosses sociétés US cotées) en baisse de 15/18 % en ce qui concerne le 2T08 ce qui constituerait le 4 ème trimestre d'affilée de repli global des profits.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Jeudi 17 juillet 2008

'Rebond ou appel d'air ?' .. voici sans doute la question qui traverse le marché de part en part avec des investisseurs quelque peu perplexes sur le plan concernant Fannie Mae et Freddie Mac dont la teneur essentielle pour l'heure est d'avoir réduit les vendeurs à la portion congrue à la suite des décisions relatées ici même hier soir et un engagement d'assurer la stabilité par les autorités financières.

Même si l'analyse graphique du Dow Jones vu ensemble ce week-end montrait une probabilité de rebond la plus élevée depuis le début de cette phase de baisse, l'atmosphère est dominée par le retrait des vendeurs plus que par un véritable courant acheteur. Fannie Mae continue sa progression mais avec une très grande volatilité (9,64 $ au plus bas, 13,93 au plus haut) pour une entité de cette importance, pilier du financement hypothécaire US et mondial. Chute enrayée certes mais il s'agit aujourd'hui de la 6 ème séance instable d'affilée pour le géant américain.

Toutefois, les opérateurs ont enregistré quelque nouvelles 'porteuses' pour une hausse du jour qui s'élève à + 2,76 % à Paris avec le CAC 40 qui termine à 4 225,99 points.

Tout d'abord le pétrole continue sa décrue et est repassé sous les 130 $ le baril. Ensuite, les chiffres de l'immobilier ont quelque peu rassuré :

Les permis de construire pour le mois de juin aux Etats-Unis ressortent en hausse de + 11,6 % sur un mois  en rythme annuel (la baisse est de - 23,9 % sur un an) alors que les mises en chantier ont progressé de + 9,1 % portant la baisse depuis juin 2007 à 26,9 %.
Cependant, en raison du nouveau code de l'urbanisme de la ville de New york qui impacte favorablement à la hausse cette donnée mensuelle, il convient de noter qu'en excluant ce changement du calcul, la hausse des permis se limite à + 0,7 % et les mises en chantier deviennent négatives de 4 %.

Parmi les financières, la banque d'affaires JP Morgan Chase (qui a repris Bear Stearns) a fait paraître des résultats pour le 2 nd trimestre qui représente 0,54 $ par action contre 1,20 $ l'an passé pour la même période mais au-dessus des attentes et avec des dépréciations limitées à 1,1 milliards $ pour un résultat net d'environ 2 Mds $ qui hors coût du rachat de Bear Stearns se serait situé à 2,5 Mds $. Le titre gagne plus de 10 %.
Bank of New York Mellon ne profite pas du mouvement d'ensemble en raison d'un profit qui n'atteint sur le trimestre que 40 % de celui de la même période de 2007 et lâche 8 % (Il s'agit dune des banques dont l'action a été parmi les moins touchées depuis le début de la crise)

Enfin, le 'Philly Fed', indice d'activité de la région de Philadelphie est à nouveau en zone de contraction pour juillet à - 16,3 après - 17,1 en juin et - 15,6 en mai sous les attentes du marché alors que les prix payés continuent  à bondir à 75,6 contre 69,3 le mois précédent et 53,8 en mai. La situation de l'emploi  continue également sa dégradation.


Quelques files d'attente sont apparues ces derniers jours dans les rues en Californie suite à la faillite de la banque Indymac signalée vendredi, qui ont fait vivre aux américains les mêmes évènements que ceux rencontrés en Angleterre l'été dernier avec la banque Northern Rock (image via LAtimes)
Les difficultés d'application de la 'nouvelle donne' concernant la banque continuent aujourd'hui avec le refus de certains établissements bancaires d'encaisser des chèques émis par cette banque
(source : USA today) alors qu'elle est sous l'autorité du Fonds de garantie des dépôts.
Placé continuellement sous le flot de la crise immobilière et particulièrement des saisies depuis des mois, le 1 er consommateur et importateur au monde est désormais soumis au stress des questionnements sur la sécurité de ses dépôts, sujet dont la presse s'est emparée pour répondre aux angoisses du public (→ 
article en français de l'AFP)

Le Dow Jones reprend + 1,85 % à 11 446,66 points. Demain, aucune statistique d'envergure n'est à l'agenda des marchés. Ceux-ci resteront cependant soumis à l'évolution des financières et du pétrole.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mercredi 16 juillet 2008

L'inflation en Europe est ressortie sans grande surprise en hausse de + 0,4 % sur un mois en juin et de + 4 % sur un an soit au plus haut depuis 1997, date à laquelle Eurostat a commencé à publier cette donnée pour la zone Euro. Dans le détail :

- en France, la progression est de + 0,4 % mensuellement et de + 3,6 % sur un an, au plus haut depuis 1991. Hors énergie, la progression s'élève à + 2,3 et hors énergie et alimentation, celle-ci reste au niveau de la limite supérieure de l'objectif de la BCE soit à + 2 %. Sur un mois, la hausse est également de moitié hors ces 2 éléments volatils à + 0,2 %. En données comparables IPCH par contre, la progression annuelle globale de l'inflation des prix à la consommation française est en ligne avec celle de la zone Euro à + 4 % soit + 0,4 % par rapport au chiffre calculé par l'Insee suivant la méthode de calcul nationale.

- En Allemagne, toujours en données IPCH, la hausse s'établit à + 0,4 % sur un mois et à 3,4 % en rythme annuel après + 0,7 et + 3,1 en mai. Hors énergie la progression est de + 1,9 %.

Aux USA, la progression ressort à + 1,1 %, beaucoup plus vive sur un mois car mai n'avait progressé que de + 0,6 %. Les analystes attendaient uniquement + 0,7 %. Au plus haut depuis mai 91, la progression annuelle s'élève désormais à + 5 %. L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) est plus limitée à + 0,3 contre + 0,2 % attendu et + 0,2 % le mois précédent. Hors énergie et alimentation, la progression annuelle est de + 2,4 % à fin juin.

Le marché attendait à 20 heures après ces données, le compte-rendu de la réunion de politique monétaire de la Fed des 24 et 25 juin dernier qui avait décidé d'un statu quo à 2 % (contre une hausse de la BCE début juillet de + 0,25 % à 4,25 %) pour prendre connaissance de la position des différents membres. Sans grande surprise, la hausse des taux a été évoquée face à l'inflation en aggravation mais l'incertitude générale et les risques pesant sur la croissance sont jugés toujours importants même s'ils sont vus comme ayant légèrement diminués.

C'est ce qu'a confirmé le chiffre de la production industrielle US, à la surprise générale avec une hausse de + 0,5 % en juin sur un mois et un taux d'utilisation des capacités de production également mieux orienté à 79,9 % contre 79,6 % en mai largement au-dessus des attentes. Sur 12 mois, on reste cependant à un tout petit + 0,3 %.

Enfin, les stocks de pétrole ont augmenté aux USA de + 3 millions de baril à la date du 11 juillet permettant au baril de continuer son net repli à 133/134 $ dans une chute jamais rencontrée depuis près de 20 ans. Selon le département de l'Energie, la demande en essence a faibli de - 2,1 % sur un an.

Sur le front des bancaires, le Président de la Fed a continué son allocution devant le Congrès US mais cette fois devant la Chambre des Représentants après le Sénat hier, réaffirmant sa priorité vis à vis des marchés financiers. Ceci couplé aux  bénéfices meilleurs qu'attendus de la banque Wells Fargo (mais en légère baisse sur un an puisque le bénéfice par action ressort à 0,53 $ contre 0,67 $ un auparavant). La santé du groupe permet d'augmenter son dividence de + 10 % et a enclenché une flambée du titre de + 25,02 %.
Washington Mutual se ratrappe du même pourcentage ainsi que Lehman Brothers. L'indice des bancaires US (BKX) s'emballe de + 17,27 %, une progression record. Fannie Mae reprend + 30,83 % alimenté par ailleurs par l'information que lundi, les opérations de ventes à découvert seront limitées suivant la SEC, le gendarme de la bourse de New York, ceci changeant les aspects techniques des opérateurs obligés de se racheter à la hâte pour solder leurs positions.

Un marché limitant les possibilités baissières réglementairement affaiblit évidemment les nouvelles prises de position dans ce sens et par leur jeu des rachats de positions déjà en cours obligent leurs détenteurs en position de vendeur à venir grossir les rangs des acheteurs pour obtenir les titres qui vont déboucler la position initiale... un marché lavé de ses vendeurs crée ainsi une panique à la hausse, ceux obligés d'obtenir des titres pour limiter leurs pertes sur les positions à la baisse courant après les titres coûte que coûte.

Avec la chute du pétrole, l'indice des compagnies aériennes US flambe également de + 18,12 % alimenté par le même principe mais sans l'appel d'air initié par la décision de la SEC sur Fannie Mae et Freddie Mac. 


Les détracteurs crient en pareil cas au changement de règles du jeu en cours de match et à l'instabilité  alors que les tenants du principe saluent une manière de soutenir les cours des bancaires sans débourser le moindre cents évitant ainsi de solliciter les poches du contribuable. Une mesure simplement temporaire qui n'est qu'une potion contre les symptômes et qui ne s'attaque pas aux causes du trouble pour un troisième 'camp'. A vous de juger et à suivre...

Sous réserve de confirmation, cette règle s'appliquerait également aux actions de Lehman Brothers Holdings Inc. (LEH), Goldman Sachs Group Inc. (GS), Merrill Lynch & Co. (MER) et Morgan Stanley (MS) et des étrangères : BNP Paribas Securities Corp. (BNPQF), Bank of America Corporation (BAC), Barclays PLC (BCS), Citigroup Inc. (C), Credit Suisse Group (CS), Daiwa Securities Group Inc. (DSECY), Deutsche Bank Group AG (DB), Allianz SE (AZ), Royal Bank ADS (RBS), HSBC Holdings PLC ADS (HBC), Mizuho Financial Group Inc. (MFG) et UBS AG (UBS). Nous vous engageons à vérifier ces prochains jours pour ces titres si vous les détenez  les nouvelles régles de vente à découvert sur les marchés US, compte tenu de l'instabilité de la teneur des annonces et des modalité d'application qui sévit actuellement.

Le CAC clôture en hausse de + 1,26 % à 4 112,45 points et le Dow Jones reprend + 2,52 % à 11 239 points.

Demain, les permis de construire et les mises en chantier pour mai sont au programme aux USA au titre du mois de juin alors que le sentiment dans l'immobilier est tombé à un record de 16 en juillet après 18 en juin tel que mesuré par l'association des constructeurs (rappel : 50 est la limite entre la zone d'expansion et de contraction. Le point bas n'est donc toujours pas atteint)

Après des entrées nettes de capitaux à hauteur de 61,6 milliards $ en avril, les USA ont vu la sortie de 2,5 milliards en mai.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mercredi 16 juillet 2008

(Michel Delobel / ACGest - formations et coaching) Alors que le marché est en chute libre depuis 1 mois et demi, sans le moindre rebond (pas plus d'une séance de hausse consécutive...), après déjà un second semestre 2007 et un début d'année 2008 bien difficiles, vous êtes sans doute nombreux à vous demander quoi faire et à stresser en voyant votre portefeuille fondre jour après jour.

 

Et comme la panique est mauvaise conseillère, et ce d'autant plus dans des marchés particulièrement volatils et incertains d'un jour sur l'autre, cela vous conduit souvent à faire les mauvais choix et naviguer à contre-courant.

 

Je ne vais pas vous parler ici de spéculation baissière via les ventes à découvert ou les trackers baissiers, même si cela peut-être un moyen de mieux gérer ces périodes baissières – encore faut-il trouver les bons points d'entrée – mais déjà aborder le sujet de la durée de vos investissements.

 

Je vois souvent des investisseurs de moyen ou long terme, c'est à dire investissant à horizon de 2, 5 ou 10 ans, regarder évoluer leur portefeuille au jour le jour. Je conçois très bien que ce soit agréable en période de marché haussier, mais par les temps qui courent, l'effet est inverse, avec stress et déprime à la clef. Le nez dans le guidon, ces investisseurs en oublient même de vendre après de belles hausses, comme ils n'osent pas acheter en période de crise.

 

Or est-ce bien utile de suivre le marché au jour le jour avec de tels horizons d'investissements ? Assurément non, conduisant comme expliqué précedemment à stresser inutilement et surtout à ne pas prendre le recul nécessaire. S'il est bien sûr impossible de dire si nous sommes proches du point bas du marché, ou si la chute va encore se poursuivre dans les prochaines semaines ou prochains mois, pour un investisseur moyen ou long terme, il s'agit surtout de continuer à raisonner à MT ou LT, et de bien considérer d'éventuelles ventes ou prises de positions sur cet horizon de temps : quelle est la tendance graphique moyen ou long terme, les niveaux de valorisations sont-ils élevés ou non, quel scénario intègrent-ils, tout en évitant bien sûr de trop se laisser influencer par la pression ambiante.

 

Prenez donc un peu de recul avec le marché et la situation actuelle. L'ambiance générale est rarement bonne conseillère, et c'est souvent lorsque tout est noir que se présentent les meilleures opportunités. Pour mieux appréhender ces moments de forts replis des marchés, la première des choses est de po-si-ti-ver! Au lieu de déprimer en voyant les cours chuter, regardez le côté positif des choses, en vous disant que chaque repli supplémentaire est une chance : l'occasion d'acheter moins cher vos futures actions. Cela ne doit pas non plus vous empêcher d'en vendre certaines si leur situation se dégradait nettement, et de sélectionner avec attention celles sur lesquelles vous porterez votre dévolu. Et reste bien sûr à savoir quel sera le bon moment pour acheter.

 

C'est un peu comme si vous souhaitiez acheter un nouvel appartement dans le but de le louer, tout en étant déjà propriétaire. Vous lamenteriez-vous de voir les prix baisser, sous prétexte que votre appartement actuel se dévalue ? Non bien sûr, car l'immobilier est naturellement considéré comme un investissment LT, dont les loyers seraient les dividendes. Et une baisse des prix vous permettrait d'acquérir votre nouveau bien moins cher, augmentant mécaniquement le rendement de l'opération, les loyers n'ayant que peu de chances de baisser. Alors pourquoi ne pas raisonner de la même façon face aux marchés actions lorsqu'on est investisseur de moyen ou long terme ?

 

Encore faut-il bien sûr disposer de quelques liquidités pour profiter des phases de repli comme celle que nous connaissons. A ce sujet, je ne saurais que trop vous conseiller de vous reporter au papier écrit sur le sujet il y a quelques semaines de cela.

 

Concernant les investisseurs plus CT, le problème est bien évidemment différent, car regarder les marchés au jour le jour est cette fois plus une nécessité. Et si vous ne souhaitez pas basculer dans le camp des investisseurs MT ou LT, suivant le célèbre dicton : « une position LT est une position CT qui a mal tourné », je ne vois pas trop d'autre solution qu'un peu de money management, et notamment savoir identifier quelle perte vous êtes prêts à assumer lorsque vous entrez en position, que ce soit dans l'absolu et par rapport à l'ensemble de votre portefeuille.

 

A partir de là, il ne vous reste plus qu'à laisser vos sentiments, émotions et certitudes de côté, en acceptant de couper vos positions lorsque votre perte maximale acceptable a été atteinte. Cela vous permettra de repartir sur de meilleures bases pour votre prochain investissement et d'éviter de rentrer dans un horizon d'investissement qui n'est pas le votre.

 

Rien n'empêche toutefois de prendre un peu de recul de temps en temps, faire des coupures, pour mieux évaluer la situation à tête reposée. Cela vous permettra de mieux raisonner et moins vous laisser perturber par l'ambiance du moment. Et si la tendance en cours n'est pas en accord avec votre vision fondamentale du marché, rien ne vous empêche de vous abstenir d'intervenir pendant quelques semaines. A bon entendeur...

par Michel Delobel publié dans : S'INFORMER
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Mardi 15 juillet 2008

Grosse journée à nouveau aujourd'hui sur les marchés mondiaux avec comme temps forts 3 statistiques et un discours et demi :

. Indice ZEW (sentiment et perspectives économiques des analystes financiers et investisseurs institutionnels allemands) : cette seconde présentation de cet indice sous une forme graphique ci-dessous est à nouveau clair avec une dégradation des perspectives dans la droite ligne du mois précédent présentant une aggravation du sentiment désormais très loin de la moyenne historique (en bleu)

Le niveau est de -63,9 en juillet après -52,4 en juin et contre -56 attendu. Il s'agit du plus faible chiffre depuis fin 91. Le DAX 30 perd - 1,91 % sur la séance.Inflation : Aux USA,  les prix à la production se sont envolés de + 1,8 % sur un mois en juin après + 1,4 % le mois précédent au-delà des attentes alors que l'indice hors alimentation et énergie reste 'sage' à + 0,2 % comme en mai et sous les attentes du consensus qui se situait en moyenne à + 0,3 %. Fondamentalement, le tableau se dégrade néanmoins pour l'un et l'autre des chiffrages puisque l'indice global en rythme annuel progresse désormais de + 9,2 % au plus haut depuis 1981 et l'indice hors alimentation et énergie vient d'atteindre les + 3 %.

Consommation : toujours aux US, les ventes au détail ont pris + 0,1 % en juin après + 0,8 % en mai mais sous les attentes à + 0,4 %. Le diagnostic reste le même : la progression reste limitée mais la consommation suivant cette donnée ne 'lâche' pas encore comme lors de la précédente phase récessive de 2001-2002.


→ Le discours attendu concernait celui du Président de la Fed devant le Sénat US. Si rien de décisif n'a été évoqué, on notera à nouveau l'importance de l'attention que porte la Réserve Fédérale à l'inflation, ceci ne permettant plus de procéder à des baisses de taux alors que les risques sur la croissance économique ont été cités comme étant surtout liés au bon fonctionnement des marchés financiers dont l'Institution fait sa priorité.

Les prévisions de croissance de la Fed ont par ailleurs été révisées à la hausse pour 2008 à une fourchette de + 1/1,6 % contre + 0,3/1,2 % il y a 3 mois en arrière. Toujours devant le Sénat, le patron du Trésor, H.Paulson, a réaffirmé la volonté du gouvernement de soutenir Freddie Mac et Fannie Mae mais toujours sans en préciser le montant et en indiquant que pour l'heure les rachats d'actions de ces entités et l'augmentation des lignes de crédit d'urgence ne seraient mis en oeuvre qu'en cas de besoin.

Paris Termine en baisse de -1,96 % à 4 061,15 points alors que le Dow Jones perd encore - 0,85 % sous les 11 000 points et sonde  son support (cf.
Dow Jones - Analyse graphique : Un double support chauffé à blanc ) Fannie Mae rechute à nouveau sévèrement de 27,34 %, le plan la concernant restant très flou.

Les déboires du crédit US ont amené l'euro à un nouveau record contre dollar au-delà des 1,60 avant de se replier au fur et à mesure que le marché retrouvait un peu de calme. Le baril de pétrole passé d'un plus haut à 146 à un plus bas de 136 $ n'aura pas permis de vraiment soutenir la tendance.
 Les opérateurs sont allés trouver refuge dans les obligations de durées courtes soit pour les périodes de 2 à 3 ans en Europe.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Lundi 14 juillet 2008

Les mesures annoncées pour renflouer les 2 géants hypothécaires que sont Fannie Mae et Freddie Mac détenant des encours de crédits supérieurs à 5 000 milliards de dollars soit 40 % environ de la totalité des crédits immobiliers américains consistent en :

- l'ouverture de facilité de crédits de la part de la Fed à ces entités au même titre que les banques pour se refinancer
- l'ouverture par ailleurs d'une ligne de crédit du Trésor qui sera susceptible pour la première fois de racheter des actions de ces sociétés et entrer ainsi au capital.

Ce plan d'urgence doit encore être validé par le Congrès US, le montant de l'aide n'ayant pas été précisée alors que différentes évaluations l'établisse entre 100 à 300 milliards $.

Si la réaction en matinée et à l'ouverture de la bourse de New-york aura été clairement à la hausse, le titre Fannie Mae reprenant jusqu'à + 30 %, l'effet aura été de très courte durée avec un  repli à nouveau en clôture de - 5,07 % sous les 10 $.

La déprime est présente sur les marchés actions et du crédit, cette information ne réussissant pas à faire oublier la marée d'impayés qui touche l'ensemble des institutions financières, plusieurs banques étant affaiblies sévèrement ce jour et notamment Washington Mutual qui a perdu plus du tiers de sa valeur en une seule séance  à 3,23 $, les analystes de Lehman Brothers anticipant des pertes géantes à hauteur de 26 milliards $.

Après le Crédit Mutuel qui  rachète l'activité de banque de détail de Citigroup en Allemagne, la banque Alliance  & Leicester sera reprise par l'espagnole Santander, le titre gagnant + 52,79 % ce soir à Londres.

Sans effet sur la tendance, la production industrielle de l'Euroland a connu sa baisse la plus forte en 16 ans à hauteur de - 1,9 % sur un mois en mai. Sur un an, le rythme est négatif de - 0,6 %. Les 3 premières économies (Allemagne, France et Espagne) voient leur baisse atteindre - 2,6 % sur un mois.

Le Dow Jones perd - 0,41 % à 11 055,19 points alors que le CAC 40 qui était ouvert en ce 14 juillet a divisé par 2 sa progression en cours de séance pour finir en hausse de + 1,02 %.


N-B : Les News du soir publiées quotidiennement ont progressivement évolué de plus en plus vers un point fait après la clôture à New-York et non plus en Europe en raison de cette actualité lourde et pour vous permettre d'avoir un point complet sur la journée. Exceptionnellement, compte tenu de l'aggravation de la situation et de difficultés qui dépassent le cadre strictement boursier à l'heure actuelle, nous nous réservons la possibilité d'intervenir à un tout autre rythme, en cas de besoin, pour coller au mieux au déroulement des évènements. Si le principe est bien sur clairement conservé dans la rubrique "S'INFORMER", ceci permettra d'aborder plus en profondeur éventuellement certains éclairages et d'élargir, entre autres, les articles aux placements en général qui sont susceptibles de connaître également des secousses dans ce contexte très perturbé et qui dépasse le cadre des dernières crises de l'histoire récente.



    → Articles parus ce week-end :

        .
Dow Jones - Analyse graphique : Un double support chauffé à blanc 
        .
USA : des saisies immobilières aux faillites majeures

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Lundi 14 juillet 2008








Album à paraître le 8 septembre 2008







Auteur : Lorentz

Illustrations : Nicolas Million







Editeur : Thomas Editions







EXTRAITS :


(...) Demain je me refais une petite santé, je "pose" 200 millions sur un tracker de la mort et je renforce avec un Future, des Warrants call ou alors un swap de taux d'intérêt. Tout va dépendre de la façon dont mon concierge me souhaite une bonne journée. S'il me dit "Fais pas chaud pour un été", j'investis 20 milliards sur la hausse du Dax sinon je joue la baisse.

 

7h21 : le con, il m'a dit "J'ai remis mon chauffage". Qu'est ce que je fais ? Je coupe la poire en deux, je lâche 10 milliards. Il ne se rend pas compte le bonhomme, qu'avec ce genre d'approximations, la France peut perdre un quart de point de croissance. C'est toujours pareil avec la France d'en bas, ça parle, ça râle mais pour prendre des décisions, alors là il y a plus personne.


par Apprendrelabourse.org publié dans : Humour et dérision par Ascenci.com
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Dimanche 13 juillet 2008

Initialement annoncée fin juin, voici avec un peu de retard la mise à jour de l'analyse graphique de l'indice phare mondial.

Si durant le second semestre 2007, au moment du retournement de tendance, l'analyse graphique pouvait recéler dans son énoncé quelques 'finesses' ou 'pinailleries' apparentes, nous sommes à l'inverse aujourd'hui dans une situation plus difficile mais l'analyse graphique est au contraire plutôt simple.

Voici à nouveau
près de 3 mois que la dernière étude est parue et cette mise à jour s'accompagne d'un simple report des droites préalablement tracées avec l'abandon pour ne pas surcharger la présentation de la droite haussière en blanc qui sert pour ce jour à mettre en lumière le dernier support du canal baissier démarré mi-2007.


Le débriefing est également rapide puisque le petit carré vert de la dernière fois positionné un peu au-delà de la résistance baissière du canal sur le niveau de la moyenne mobile à 200 jours et de la résistance en blanc constituait le point de passage obligé pour pouvoir sortir de cette tendance de fond baissière. 'On reste baissier sauf si on casse' était la conclusion. L'échec a été patent sur ce point précis et les chiffres (1,2,3 en blanc ci-dessus) donnent les points de rupture validant les supports qui ont été cassés les uns après les autres dernièrement.

→ Etude de la configuration actuelle :

L'arrivée sur le double support (rouge-blanc) est largement confirmée par celle de la MACD et du RSI.
Ce dernier indique d'ores et déjà un rebond qui pourrait ces prochains jours être confirmé par la MACD qui se retourne à la hausse également avec sa ligne de signal (en rouge) les 2 tendant à initier un croisement haussier (carré jaune), élément qui a déjà porté ses fruits à 4 reprises en terme de confirmation des revirements de tendance à la hausse depuis les premières secousses de la crise en 2007 comme chacun peut le constater.


Conclusion : Jamais depuis le départ de cette phase de baisse intermédiaire de quelques semaines dans le canal baissier, la probabilité d'avoir un rebond n'a été aussi élevée. Sous la ligne blanche, nous aurions par contre évidemment une baisse d'une toute autre nature. Une des clefs est bien sûr dans la solution qui sera trouvée pour le secteur bancaire et hypothécaire et Fannie Mae en particulier comme vu hier et l'appréciation qu'en feront les marchés, le pétrole étant le 2nd point sensible du moment.

par Gilles Caye publié dans : Trader/Trading
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Samedi 12 juillet 2008

Les dernières statistiques pour juin concernant les saisies immobilières aux Etats-Unis confirment en dépit d'un léger repli mensuel de 3 % du maintien à très haut niveau du nombre de nouvelles procédures enclenchées chaque mois au-dessus des 250 000 et montrent une progression de 53 % par rapport à la situation rencontrée un an plus tôt. Toujours pas de répit et aucun élément particulier n'est à signaler sur ces données par rapport au point fait le mois dernier dans  Plus de 250 000 saisies immobilières en mai aux Etats-Unis.

En cliquant sur la carte habituelle vous retrouverez le communiqué de presse de Realtytrac pour les données détaillées.

 
Les choses évoluent par contre de manière dramatique en ce qui concerne le coût à payer pour faire face à cette marée sans fin d'impayés innombrables pour les institutions financières qui de déboires en asphyxie plus ou moins prononcée a mené au sauvetage de Bear Stearns en mars dernier.

Vendredi, c'est le mot 'faillite' qui s'est inscrit sur tous les écrans de la planète finance. IndyMac Bancorp Inc. est la plus grosse banque de détail à déposer son bilan depuis le début de la crise des subprimes. Les régulateurs bancaires US ont purement et simplement fermé les opérations de cette banque et elle a été mise sous tutelle et administration provisoire de la FDIC (Fonds fédéral de garantie bancaire US) avec prise en main totale. Les actifs de cette entité représentaient 33 milliards $ en terme d'actifs et 20 en terme de dépôts. Dans un scénario qui n'est pas sans rappeler celui de Bear Stearns, après s'être débattue à coups de tentatives de restructurations drastiques, les rumeurs ont amené dans les derniers moments le 'coup de grâce' pour cette banque importante dans le crédit immobilier avec des retraits massifs de déposants. Un membre du Congrès est d'ailleurs mis en cause à cet égard pour ses propos alarmistes au sujet de sa situation par une des autorités de tutelle.

→ Un nouvel exemple que la crise bancaire repose sur des problèmes de solvabilité au premier chef mais que les aspects de paniques psychologiques jouent un rôle considérable dans les sorties de crise ou au contraire 'les mises à mort' à grande vitesse (cf. Northern Rock, les aspects déjà vus sur les différences entre les notions de 'panique' et 'faillite' dans le monde bancaire et les aspects historiques renvoyant notamment à la grande panique de 1907... / voir : La planète finance au seuil de la panique )


L'autre évènement récent concerne également vendredi le décrochage violent à Wall Street des grandes 'GSE' ou 'agencies' liées au crédit hypothécaire que sont Fannie Mae et Freddie Mac. Ces 'Government Sponsored Entities' sont des entités de services financiers maintes fois évoquées dans les news au fil des jours qui émanent du Congrès US ou créées par le gouvernement US, détenues par des capitaux privées mais régulées par les pouvoirs publics. Le but est de diriger l'épargne et les crédits sur des secteurs en particulier à l'image de FSC, la première créée en 1916 pour le secteur agricole. Fannie Mae et Freddie Mac concernent le secteur immobilier avec une part prépondérante dans le secteur résidentiel.

Cet aspect particulier privé/public et les sommes en jeu leur donne une importance particulière qui les placent un cran au-dessus des 'grands noms de la finance' comme les banques d'affaires américaines que nous avons déjà traitées ensemble. C'est cet aspect singulier que nous allons voir avec les conséquences qui en découlent.

Fiche d'identité :

- Encours de crédit : elles portent des encours à hauteur de 5 000 milliards $ (5 trillions) dont  60 % chez Fannie Mae
- Effet de levier : 1 à 50 --> 1 $ de capital permet de porter 50 $ de crédit. Autrement dit : 1 $ de crédit est supporté par 2 cents. Les banques d'affaires connaissent des rapports de levier aux environs de 1 à 30 en terme d'ordre de grandeur.
- Pertes 2007 : - 5 milliards $
- Pertes 1er trimestre de Fannie Mae : 2,5 Mds $
- Elles animent un marché d'obligations hypothécaires qu'elles garantissent et émettent en rachetant des dettes immobilières à d'autres organismes financiers. La notation de crédit est très élevée et ces obligations sont diffusées dans le monde entier.

Dernières évolutions : le patron de la Fed, Ben Bernanke, mardi dernier a ouvert le bal des difficultés boursières de ces 2 titres en évoquant leur possible 'renflouement' alors que le Président de la Fed de Saint Louis (une des 12 entités qui compose au niveau régional le réseau global de la Fed) a indiqué qu'elles étaient d'ores et déjà 'insolvables'. Bref, les rumeurs de prise en main par les autorités publiques ont fait plonger ces entités susceptibles de faire paraître des pertes à nouveau au 2nd trimestre prises entre le feux des impayés, des
garanties indirectes des obligations liées à la valeur de l'immobilier en baisse avec les prix des habitations et un taux de couvertures des pertes comme vu plus haut qui laisse peu de place à la hausse du taux de défaillances.


Ces GSE sont dans le giron de l'Etat Fédéral et disposent à ce titre d'une garantie implicite du gouvernement qui leur donne l'essentiel de la sécurité financière qui est liée à leurs opérations. "Implicite" certes mais rien "d'explicite" ou de "noir sur blanc" qui puisse rassurer les marchés financiers en cas de difficultés. Ce qui est le cas actuellement. Le graphe est très clair. Les échanges sont par ailleurs volumineux. Les marchés financiers ne semblent plus avoir la même vision des choses. Le titre Fannie Mae était en 'retard' jusqu'ici par rapport au déroulé de la crise en raison notamment de cette notion de risque groupée avec l'Etat fédéral. Aujourd'hui c'est un indicateur de gravité et de profondeur inédite de la crise.

→ Ceci ouvre enfin sur plusieurs problèmes :

- la Fed avec un bilan de 900 milliards est face à des encours qui la dépasse pour une prise en main durable d'autant que son bilan vient d'être écorné comme vu dans 
Des subprimes à la dégradation du bilan de la Fed
- La dette des USA qui se monte à 10 000 milliards de $ augmenterait de 50 % sur cette seule opération de garantie explicite même indirecte et serait susceptible de faire perdre aux Etats-Unis, selon un rapport de l'agence de notation Standard & Poor's sa note de crédit suprême 'AAA'. Oui nous parlons bien de la note de crédit du pays, des USA, et non seulement de Fannie Mae.

Après le "week-end" Bear Stearns, nous sommes entrain de vivre le Week-end Fannie Mae avec un retentissement potentiel planétaire décuplé, sans commune mesure, à peine plus d'un trimestre après.

Entre peur/panique d'une perte de contrôle sur les taux et le dollar US, soit la crédibilité des USA d'un point de vue financier et monétaire et celle de l'espoir d'un sauvetage ou solution à la 'Bear Stearns' qui puisse faire pousser un 'ouf' de soulagement aux opérateurs, les marchés financiers connaissent à l'heure de la rédaction de cet article une tension sous-jacente très rare.

Nous nous demandions dans le 1er édito  jusqu'où toutes ces faillites personnelles nous mèneraient... éventuellement 'tout en haut ?' Nous sommes toujours bel et bien malheureusement en chemin dans cette direction.

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Jeudi 26 juin 2008

Cocktail aujourd'hui explosif pour continuer à saper le moral des investisseurs :

- le maintien des taux de la Fed aura eu comme effet d'ancrer le sentiment que le marché est livré à lui-même sans véritable point d'appui ni perspective en terme de timing sur la conduite de la politique monétaire et des taux particulièrement, un mouvement à la baisse risquant de faire plier le dollar alors que tout renchérissement du coût du crédit est susceptible d'affaiblir encore plus l'immobilier et les financières et d'amoindrir l'attractivité des actions au profit des obligations (cf. la prime de risque)
- les bancaires ont d'ailleurs continué à distiller des nouvelles assez peu encourageantes avec la banque Fortis en Europe qui va lever des capitaux pour renforcer sa solvabilité et aux USA, Citigroup susceptible de devoir passer encore près de 9 milliards $ de dépréciations d'actifs. 

Rien n'y fait : ni le PIB US pour le premier trimestre révisé à la hausse à + 1 % (définitif) contre + 0,9 % en 2nd estimation et + 0,6 % en données préliminaires ni les bons résultats de NIKE par exemple qui sont au-delà des attentes du marché et chute de plus de 8 % à Wall Street. L'oeil tourné vers l'avenir, les investisseurs apprécient peu la stagnation à venir du chiffre d'affaires compte tenu d'un carnet de commandes de l'équimentier sportif en stagnation d'ici novembre. Perspectives de profits sombres...

Même les chiffres des ventes dans l'immobilier ancien, en voie de stabilisation n'ont offert de répit à la chute du jour. Les ventes ne sont inférieures que de - 1,4 % à celles d'octobre 2007 et supérieures au niveau de décembre dernier mais pessimiste, le marché ne voit ici que le maintien à un niveau très déprimé et non pas l'arrêt de la chute des ventes... En hausse de + 2 % sur un mois, la baisse s'établit à - 15,9 % sur un an avec un prix médian désormais à 208 600 $ en baisse annuelle de - 6,3 %. C'est pourtant un chiffre en hausse par rapport au point bas de février à 195 600 $ et le prix médian des habitations anciennes le plus élevé depuis novembre dernier. Le marché voit un verre à moitié vide ...

Le CAC 40 s'écrase (Dexia - 10,39 % et Carrefour - 8,83 %) en clôture sur son plus bas du jour et le plus bas annuel à 4 426,19 points en baisse de - 2,43 % alors que le Dow Jones tente de reprendre appui sur les 12 600 points en baisse de - 1,80  également à son plus bas annuel.

→ Partis d'une période à la mi-mai où la hausse s'installait dans les esprits avec le sentiment que la crise était derrière nous pour certains, nous voici désormais en face d'un sentiment inverse totalement déprimé où le secteur des bancaires notamment ne semble ne plus avoir de plancher (8 ème semaine d'affilée avec des chandeliers rouge pour l'indice des banques BKX) Les consensus haussier ne sont jamais très bons pour la poursuite des hausses de même que les consensus très baissiers pour la poursuite des baisses tel que vu dans Comportement boursier et consensus.

Ceci dit et de même que pour les aspects très sur-vendus des cours décrits dans les précédents articles cette semaine qui n'offrent pas systématiquement comme vous pouvez le constater de marche-pied à un rebond mais dans certains cas comme ici donnent lieu à des réaccélérations dans le sens de la tendance en cours, le consensus baissier actuel doit tenir compte d'une donnée historique importante :

Voici la mise à jour de Apprendre et comprendre la Finance : Liquidités et dette de marge  avec les chiffres de mai de la dette de marge ou margin debt qui a entamé au 1er semestre 2008 une cassure de sa moyenne mobile exponentielle à 24  semaines pour la 4 ème fois en un quart de siècle. Toutes les explications figurent dans le lien pour comprendre ce graphe et la notion de dette de marge, une mesure des marchés de très long terme et qui permet de sortir des aspects conjoncturels pour prendre un peu de recul et évaluer la puissance d'un mouvement.


Lors de la présentation de cette notion en février, nous vous avions renvoyé à d'autres graphes du Dow Jones du S&P 500 pour établir la corrélation entre les 2. La voici pour vous permettre de faire un comparatif visuel direct entre dette de marge et le marché action US : 


La corrélation saute aux yeux. Le danger ici est qu'il n'y a quasiment pas d'espace entre le pic de la dette de marge et du marché et le support de la tendance vieille de 25 ans pour le S&P 500 (SPX)

L'appétit pour le risque des investisseurs est en tendance baissière amenant un flux de liquidités sur les actions liés à la 'dette de marge' en réduction tendancielle et exerçant une pression tout à fait historique sur un point clef.


Les articles s'arrêtent temporairement à compter de ce soir et reprendront après le 10 juillet.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mercredi 25 juin 2008

Les commandes de biens durables aux USA sont restées stables en mai après une baisse de - 1 % en avril conformément aux attentes. Le recul n'est que de - 0,1 % en cumulé sur les 5 premiers mois de l'année par rapport aux 5 premiers mois de 2007. Ceci confirme la relative résistance déjà évoquée les mois passés.

Au chapitre de l'immobilier en revanche les ventes de logements neufs toujours aux USA ont à nouveau cédé - 2,5 % en mai plaçant le curseur de la baisse annuelle au-delà des - 40 % désormais. Le chiffre est globalement conforme aux attentes. Le nombre de maisons invendues représente 10,9 mois de stock contre 10,7 en avril. Après avoir observé le mois passé le prix médian dans son évolution historique qui passe à 231 000 $ ce mois-ci en baisse annuelle de - 5,7 %, voyons avec le graphe ci-dessous sur près d'un demi-siècle les interactions entre les ralentissements ou les crises immobilières et l'évolution de l'économie en général :

Les choses sont très claires. Les phases de repli des ventes finissent en récession (périodes signalées en rose) sauf lors du Krach rampant de la bulle internet en 2000 et lors de la récession de 2001. Baisse historique des taux, allongement de la durée des prêts, engouement général des ménages pour l'immobilier, relâchement des normes de crédit et afflux de capitaux via les techniques de titrisation ont permis entre autres éléments à l'économie de s'adosser sur la croissance immobilière pour perpétuer sa marche en avant à cette période. La correction est à la hauteur du boom qui l'a précédé. Une chute sans précédent pour un boom et dorénavant une crise également sans précédent depuis la guerre.


Tendus à l'extrême les marchés européens ont regagné du terrain avec un courant acheteur un peu plus perceptible que lors des tentatives de rebond précédentes. Les achats à bon compte et les prises de bénéfices sur les positions baissières des banques permettent à celles-ci d'opérer un rebond conséquent sur la séance notamment à Paris qui termine en hausse de + 1,40 % à 4 536,29 points.

D'un point de vue graphique, en complément de l'analyse parue ce matin, vous trouverez ci-dessous une analyse graphique plus court terme du CAC 40 qui résume les principales résistances à la hausse. Il s'agit en fait ni plus ni moins du résumé des principaux supports précédents vus tout au long de ces derniers temps avec à chaque fois les décrochages qui s'en sont suivis. Les supports en vert correspondent en 'fin' à la borne haute du gap de mars avec sa phase initiale de test de ses qualités en tant que support avec les mouvements saccadés de comblement progressif de la mi-juin puis en  'gras' la rupture définitive.


En noir, le biseau et les excès baissiers en dehors débouchant ce soir sur la première réelle tentative de sortie à la hausse depuis 13 séances. Un nouveau mouvement va s'enclencher. Vous en connaissez donc les implications dans un sens comme dans l'autre et le balisage.

La FEd sans surprise a décidé de laisser ses taux directeurs à 2 % et a indiqué que les craintes sur la croissance se sont légèrement dissipées alors que l'attention et les anticipations concernant l'inflation ont en revanche augmenté. Statu quo et discours dans la droite ligne des attentes...

Depuis cette annonce le marché est en pleine tergiversation avec un encéphalogramme des cours qui s'est un peu affolé dans tous les sens à plusieurs reprises (mais avec une amplitude assez limitée) alors que le dollar a été propulsé à la baisse contre euro avec nettement moins de doutes. Le Dow Jones termine à l'équilibre, l'élan haussier quelque peu coupé.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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